Son doudou… Par Laure

« SON DOUDOU »

UNE GRANDE HISTOIRE D’AMOUR

Le doudou est un objet transitionnel.

Jusqu’à 8 mois, le bébé est persuadé que lui et sa maman ne font qu’une seule et même personne. C’est vers cet âge qu’il réalise, pas à pas, qu’il est un être à part. Il découvre alors le monde extérieur sans maman. Cette étape peut être angoissante pour le petit enfant.

C’est pendant cette période d’apprentissage que le doudou fait son apparition dans la vie de l’enfant. Il choisit un objet qui représente pour lui la sécurité. Le doudou devient alors une sorte de « maman portative » ; il fait le lien entre les lieux (maison, crèche) et les personnes (maman, nounou).

Le doudou est réconfortant et important pour l’enfant. Son attachement à « son doudou » est normal, apaisant et extrêmement sécurisant pour lui.

 

 

Pour illustrer ce que je viens d’écrire, voici une petite histoire :

 

LE DOUDOU DE TILOULOU

Le doudou de Tiloulou est un chiffon très doux ; pour dormir, il le tète un coup et puis, il le glisse dans son cou.

Avec, il n’a plus peur des loups, il se sent vraiment bien partout.

Le doudou de Tiloulou, plus qu’un chiffon, c’est son chouchou et même s’il n’est pas beau du tout, il est plus précieux qu’un joujou.

Non, non, Tiloulou n’est pas fou ! C’est encore un bout d’chou, il a besoin de son doudou.

C’est un chiffon qui sert à tout : on en fait un châle quand on joue. On voit le soleil par ses trous, on se cache derrière lui, coucou !

 

A cheval il devient licou. On s’essuie les mains, les genoux, et même les larmes sur les joues.

 

Papa, maman, veillez surtout à ne pas le laver ! S’il bout, il aura perdu tout son goût, ne consolera plus rien du tout et ne vaudra pas même un clou.

 

Car le doudou de Tiloulou n’est pas le doudou de Loulou, encore moins celui de Fridou.

C’est pas la peine d’être jaloux, chacun a son doudou, c’est tout !

 

Certains le préfèrent tout mou, comme une tétine de caoutchouc, d’autre aiment mieux un grand bout de couverture ou de pilou.

 

On le traîne, le savez-vous ? À sa suite, comme un toutou.

Un Tiloulou sans son doudou, c’est un tintin sans son milou.

 

Et puis un jour : « adieu doudou ! » Ce chiffon bête comme chou, on le jette sens dessus dessous, dans la commode en acajou.

On l’abandonne avec dégout, il est bon à mettre à l’égout.

 

Pourtant, cette partie de nous, on sait qu’on l’a aimé beaucoup, du temps où petit bout d’chou, on nous appelait Tiloulou.

 

Cette histoire a été écrite par Elisabeth BRAMI et Claire LEGRAND aux éditions Thierry Magnier.